Pourquoi encore ?

Pourquoi 2 ? Parceque le premier est là et que j'avais envie de changer et d'essayer un autre système... On verra, je commençais à m'ennuyer sous Wordpress, alors là je suis sous Joomla, mais ça n'a aucune importance... Si ça ne vous dis rien c'est normal, qui va voir sous le capot, la gueule du moteur? Allez roules  !

Encore une tentative de ranger un peu mieux...

Encore une tentative de ranger un peu mieux...

Le Vrac
Ca y est.... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Samedi, 19 Décembre 2009 09:10

JE BOUGE...


Je suis là:

a.abri.org

Last Updated on Samedi, 19 Décembre 2009 09:29
 
Bourdieu, Gauche, Droite ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 19 Février 2009 16:16

Un petit coup de Bourdieu ça ne fait jamais de mal. Je l'ai trouvé sur l'excellent site de feu Zalea-Tv

Je cite;

Gauche/Droite, vu par Pierre Bourdieu

une séquence inédite de 12' tournée en mai 1999 par Pierre Carles, où Pierre Bourdieu explique calmement que certains responsables politiques dits de gauche sont en fait de droite. Il prend l'exemple de Ségolène Royal, qui selon lui est de droite mais a choisi la gauche à la sortie de l'ENA parce qu'il n'y avait pas de bonnes places à prendre à droite.

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Last Updated on Jeudi, 19 Février 2009 16:23
 
"Manifeste pour les 'produits' de haute nécessité". PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 16 Février 2009 17:24

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"Au moment où le maître, le colonisateur proclament "il n’y a jamais eu de peuple ici", le peuple qui manque est un devenir, il s’invente, dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer"
Gilles Deleuze - L’image-temps,

"Cela ne peut signifier qu’une chose : non pas qu’il n’y a pas de route pour en sortir, mais que l’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes.
Aimé Césaire. - Lettre à Maurice Thorez.

Le manifeste de neuf intellectuels antillais pour "des sociétés post-capitalistes"
Neuf intellectuels antillais, Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William ont rédigé ce "Manifeste pour les 'produits' de haute nécessité".

C'est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s'est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n'est illégitime. Aucune n'est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu'elle représente, ni dans ce qu'elle implique en relation avec l'ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d'avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu'alors s'était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle -- à savoir les luttes jusqu'alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj - qui est d'allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé - est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d'ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l'on peut saisir l'impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.

GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du "pouvoir d'achat" ou du "panier de la ménagère", se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n'ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La "hausse des prix" ou "la vie chère" ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d'une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s'est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires - non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte "d'épuration éthique 1" (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent  à deux misères profondes : être "consommateur" ou bien être "producteur". Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l'unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L'ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l'économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le "prosaïque" n'ouvre pas aux élévations du " poétique ", quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont "le pouvoir d'achat" ou "le panier de la ménagère". Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d'une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d'escorter les "produits de premières nécessités", d'une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d'une "haute nécessité".
Par cette idée de "haute nécessité", nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d'achat, relève d'une exigence existentielle réelle, d'un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces "produits" de haute nécessité ?

C'est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D'abord, il ne saurait y avoir d'avancées sociales qui se contenteraient d'elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s'est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l'absence de pouvoir qui lui sert d'ossature. Le "déterminant" ou bien le "décisif" s'obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n'arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L'éloignement, l'aveuglement et la déformation président aux analyses. L'imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu'est l'association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s'est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos "présidents locaux" pour s'en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s'obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s'arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d'acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu'une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l'accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d'une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l'autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C'est dans l'irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c'est dans la responsabilité que se trouve l'invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C'est dans la responsabilité que l'échec ou l'impuissance devient un lieu d'expérience véritable et de maturation. C'est en responsabilité que l'on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l'essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s'est étendu à l'ensemble de la planète avec la force aveugle d'une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C'est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l'insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l'immédiat ; mais l'illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du "Marché" et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par " l'esprit colonial " et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l'octroi de mer, ne sauraient endiguer.

VICTIMES D'UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L'autre très haute nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d'une société non économique, où l'idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d'épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l'humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables "producteurs" - chefs d'entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes - incapables de tressaillements en face d'un sursaut de souffrance et de l'impérieuse nécessité d'un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n'existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d'un système flou, globalisé, qu'il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu'il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l'élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.

On peut endiguer les agences de l'eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d'un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd'hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l'emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu'il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d'œuvre. Quand il délocalise, ce n'est pas dans la recherche d'une main d'œuvre abondante, mais dans le souci d'un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n'est donc en rien illégitime : c'est le début d'une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l'idée du "plein emploi", elle nous a été clouée dans l'imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l'ont accompagnée. Le travail à l'origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d'ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu'il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple "emploi", et l'unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s'est mis à n'ouvrir qu'à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu'il redevienne un lieu d'accomplissement, d'invention sociale et de construction de soi, ou alors qu'il en soit un outil secondaire parmi d'autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d'arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu'à l'équation d'une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s'envisagera dans ce qu'il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu'il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s'envisagera en "tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue". Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l'ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l'étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création - créaconsommation. En valeur poétique, il n'existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l'infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l'imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l'esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l'artisanat, la culture et l'agriculture... Qu'il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu'il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu'il favorise tout ce qui permet d'entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C'est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l'ampleur des exceptions. C'est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C'est le gratuit en son principe qui devrait s'installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes...

NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu'à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un "panier de ménagère", mais le souci démultiplié d'une plénitude de l'idée de l'humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s'ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l'utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du "Marché", mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l'individu, sa relation à l'Autre, au centre d'un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l'assistanat, en nous inscrivant résolument dans l'épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d'un rapport écologique global aux équilibres de la planète...

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant...

Last Updated on Lundi, 16 Février 2009 20:11
 
Ha! Ha! Areva! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Samedi, 14 Février 2009 19:49

Dans l'émission Pièces à Conviction sur France 3 « Uranium : le scandale de la France contaminée » je cite; 

En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.

Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d'uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière.

 J'en ai fait un remix en virant ce que je trouvais inutile, genre itv de Borloo... et les apparitions d'Elise Lucet que je trouve insupportable de bêtise, en général...

Si vous voulez voir l'intégrale de la vidéo c'est là sur le site de France3

Ce que je trouve assez saisissant, c'est les ministres de l'écologie qu'ils soient verts ou pas et qui avalent les couleuvres en silence... Ben oui quand on est ministre on ferme sa gueule ou on s'en va... ;=}}

J'ai coupé ça en trois morceaux..

Première partie durée ;

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Deuxième partie, durée;

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Troisième partie durée;

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Last Updated on Samedi, 14 Février 2009 20:32
 
Fadela, qui la croit? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Dimanche, 08 Février 2009 19:45

Entendu à France inter ce jour ;

Contrat d'autonomie : un bilan mitigé

Le 8 février dernier le président de la République donnait officiellement le top départ au plan « Espoir banlieue » de Fadela Amara.

Axe prioritaire de ce dispositif : l'emploi pour les jeunes des quartiers avec le contrat d'autonomie.

Des « coaches personnels » devaient en effet aller chercher les jeunes jusque dans les quartiers...

Un an plus tard, alors que la secrétaire d'Etat à la ville vient de réunir le deuxième rendez vous "espoir banlieue" le bilan semble mitigé : sur les 45 000 contrats annoncés sur 3 ans, 3 500 ont été signé en 2008....

Périphéries est allé à la rencontre de deux jeunes signataires de ce contrat à Sevran et des responsables de l'emploi dans cette ville sinistrée de Seine Saint Denis.

Des témoignages entre fatalisme et colère...

Durée 6mn

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Last Updated on Dimanche, 08 Février 2009 19:54
 
Dieu que la guerre est jolie ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 20 Janvier 2009 21:07

Je suis toujours étonné comment on peut utiliser des budgets immenses pour la guerre, et jamais autant pour la paix. Le nombre de chercheurs qui bossent sur les armements, le fric englouti... A quand un ministère de la paix qui aurait le même budget que celui de la défense... C'est naïf, je sais, mais quand même...

Là il s'agit d'une bombe guidée par GPS, et qui entre autres, coupe très proprement le jambes., passe à travers le béton pour n'exploser qu'après.

Une petite vidéo de démo ici;

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Trouvé dans un article d'Agoravox,

Extraits;

La "bombinette futée" GBU-39 Small Diameter Bomb
La "Smart Small Bomb" GBU-39 Small Diameter Bomb est une bombe larguée par un avion de combat tel que le F-15E et le F-16. Il est prévu qu’elle puisse l’être par des drones, avions sans pilotes. Elle est miniaturisée, ne pèse que 113 kg, soit huit fois moins que la précédente, (la BLU-109) pour la même puissance explosive. Un F-15 peut en emporter et larguer un lot de quatre, destinées à des objectifs différents, en une seule mission. La bombe est munie d’ailes déployables, en forme de losange ou de diamant, ce qui lui permet de planer lors de sa descente : le bombardier peut ainsi la larguer à plus de 110 km de distance de sa cible. (Cela évite au pilote de devoir se cacher parmi des civils comme l’adversaire méprisable).

 

Last Updated on Mardi, 20 Janvier 2009 21:24
 
Tarnac , témoignage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 20 Janvier 2009 20:15

Faut pas mettre des gens intelligents et cultivés en prison, c'est très risqué, parcequ'ils sauront raconter ce qui s'y passe... Là c'est l'une des "inculpées qui raconte...Ca pourrait se passer en Russie? Je ne sais pas? mais on arrive à s'y habituer, tranquilement.

Je trouve ce texte exemplaire parceque Gabrielle sait d'où elle parle, c'est très rare, elle sait les privilèges (blanche, ayant fait des études...) dont elle bénéficie..

Tiré d'un article du Monde du 20/01/09;

J'ai été mise en examen et mise sous contrôle judiciaire suite aux arrestations du 11 novembre 2008. Sur les neuf personnes inculpées, Julien [Coupat] reste encore incarcéré. L'appel pour sa libération aura lieu dans les jours à venir. A nouveau l'attente. Le lent dégonflement de l'affaire continue, et une nouvelle étape a été franchie, vendredi 16 janvier, avec la sortie d'Yildune [Lévy]. Il en faudra d'autres.

Last Updated on Mardi, 20 Janvier 2009 20:44
Lire la suite...
 
Interview vidéo, mode d’emploi ; PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 01 Décembre 2008 22:09
Depuis que la vidéo c'est démocratisé, on voit fleurir des vidéos de tout ordre, et c'est très bien comme ça. Mais je suis affligé par la mauvaise qualité de certaines vidéos dites militantes et notamment en ce qui concerne les interviews. Je ne veux pas m'attacher là au fond mais à la forme, quoique le fond , la forme, ça se touche ;

Interview, mode d'emploi ;

Le son !

Une interview avec le son pourri c'est gênant !

Un son pourri c'est en général soit une réverbération excessive, ou un bruit d'ambiance qui couvre tout, et parfois les deux.

Comme en général le micro est celui du camescope, on veillera à s'approcher le plus possible de la personne interviewée ; Ainsi la voix aura des chances de passer par-dessus les perturbations acoustiques.

Bien sûr cette position de la caméra fera qu'on sera le plus souvent avec un visage en gros plan, et ce n'est pas plus mal, le visage en dit souvent beaucoup.

Le regard de l'interviewé-e ;

Si l'interviewer se tient à l'écart de la personne qui cadre, on aura à l'image quelqu'un-e qui regarde de côté, on aura plus, le profil que la face, donc très rarement le regard... Or quand on parle le regard est essentiel, non ?

Pour palier autant que faire se peut à ce  défaut fréquent il faudra que l'intervieweur se tienne à droite du cadreur et au plus proche de la caméra.

Le fait que dans ce dispositif la personne qui pose les questions soit proche physiquement de l'interviewé est toujours plus favorable à la qualité de l'échange, j'allais dire à la relation. La qualité de l'interview s'en ressentira.

Une interview ce n'est pas un formulaire qu'on demande de remplir, mais un échange au cœur d'une relation qu'on tente de créer pendant quelques minutes...(c'est pas bien dit?...)

Une fois bien compris tout ça, il faut tout oublier et faire comme on le sens, après tout...

Quoique...

 

 

Last Updated on Lundi, 01 Décembre 2008 22:36
 
Tv-Bruits, le service public PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mardi, 18 Novembre 2008 20:20
Ces jours, Tv Bruits à tourné un plateau sur « Service public, Etat des lieux »

Je me permets de me livrer à une analyse de ce que j'ai vu, c'est prétentieux, frimeur un peu, facile, mais bon, j'ai envie et puis c'est tout.

Il y a d'abord les regards ;

Très souvent, les regards sont vides, ne savent pas où se poser, semblent  comme flotter.

En fait, à qui on parle ? Dans la plupart des interventions, je me suis posé la question. A quel public supposé parlent-ils ? (comme d'hab c'était surtout des mecs). Parlent-ils à ceux et celles qui sont dans la salle, quelques dizaines de personnes, plus ou moins acquises, ou au public de TVbruits ? , à ceux et celles qui regarderont cette émission sur le site ?

Il m'a semble qu'un fort pourcentage de ce qui a été dit ce soir là était de l'incantation. Le discours militant, les chiffres sont formels, est à 98,78% de l'incantation.

Or quand on pratique ce sport là dans une salle de 30 personnes, sur Tvbruits.org, ou à TF1 le soir au JT de 20 heures, l'effet n'est pas le même.

Et comme on est noyé d'incantation dans les médias, nous n'avons de cesse de reproduire cela à petite échelle, entre-nous... Et là c'est vite mortel.

Je reviens sur « le regard », au début, Corentin tente un lancement de débat. Il fait l'animateur de plateau, mais j'ai l'impression qu'il sait qu'il faut le faire , qu'il en a envie, et qu'en même temps il sait que politiquement ce n'est pas terrible de faire l'animateur sur une télé alternative. Ca fait trop PPDA...  Et là son regard flotte, à qui parle-t-il ?
En fait tout le long ses interventions me donneront l'effet de quelqu'un qui pourrait très bien animer de façon classique, en intervenant comme ça se fait dans la Télé, mais qu'il se retient.

Après, il y a une disposition du plateau qui est  assez destructrice. Jean-Luc et Henri sont comme sur une ile, et les reste des participants et du public est à l'autre bout...

J'avais écrit avant le plateau des suggestions que certains trouvaient pertinentes.  Mais il n'en reste pas grand choses... snif ! Pourquoi à Tvbruits, ils ne m'écoutent pas, moi qui ai raison sur tout !!!

Il y a eu l'inévitable bureau des pleurs, oh comme ça va mal, oh comme c'est dur, comme le système est méchant !.Est-ce que c'est le lieu, le moment pour étaler ça . J'ai un doute, à nouveau dénoncer le système, sur un grand média, à une heure de grande écoute... Mais dans ce cadre là ça donne un climat plombant, comme si toute la douleur dite retombait sur ceux qui l'exprimaient... Il y avait quelque chose de profondément triste. Henri tentait avec un certain talent de prendre du recul, de proposer des axes de réflexion, mais ça retombait dans un climat dépressif.

Vers la fin, j'ai sentis qu'il y aurait eu quelques pistes qui auraient pu s'ouvrir, mais c'était la fin.

Je critique, je critique, mais qu'est-ce que je propose ? J'ai du mal, je l'avoue. Il faudrait repartir  à zéro, réinventer la formule du plateau, peut-être l'appeler d'un autre nom, pour ne pas être dans la tentation de la reproduction des médias dominants, pour être capable d'inventer autre chose. Sachant bien sûr que les moyens sont très réduits, et que ce qu'ils et elles  arrivent à faire, avec si peu de moyens, est un véritable exploit. Je dis ils ou elles parce qu'ils y a des femmes dans ce groupe d'aventurier-e-s de l'audiovisuel.

En fait dans ce genre d'expérience, on cumule plusieurs difficultés. Celle des débats, c'est pour moi une question d'une difficulté inouïe. C'est quoi un débat, quel sens ça à ? Entre cette expression qu'on entend souvent du genre  « Ce débat n'a jamais eu lieu » ou « il faudrait un grand débat sur cette question » et le fait de gérer un débat entre 10 personnes pour que chacun-e  s'écoute, se parle, il a un néant théorique colossal à franchir.

Et quand il s'agit de filmer un débat ça pose encore plein d'autres questions, comment le filmer, et une fois qu'on a trouvé le façon de le filmer, il reste à rassembler les moyens en personne et en matériels pour réaliser le projet.

Tvbruits a ce courage là, cette belle énergie à chaque fois renouvelé pour s'y attaquer.

Ca fait des années que je me défini comme un compagnon de route de Tv-bruits. Cette aventure me touche, me fascine. Je discute souvent avec eux par liste de discussion interposée, puisque je suis abonné à leur liste de discussion interne. C'est un privilège. Je vois un groupe qui fonctionne, que se sert d'une liste de discussion de façon exemplaire. Ils se réunissent tout les Mercredi  et dans les 24h le compte rendu tombe. La liste sert à leur coordination du genre, « je prends la caméra » « On réponds quoi à la personne qui nous demande si... » et ainsi de suite... c'est bien 6 ou 8 mails qui tombent chaque jours...  et depuis des années Un boulot constant d'échanges d'infos... Un travail de fourmi qui ne cesse jamais...

Respect et tendresse !

 

André

 

 

Last Updated on Mardi, 03 Mars 2009 20:37
 
Pour la chasse à l' ultra-gauche -> Le NPA! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Dimanche, 16 Novembre 2008 20:05

Sur le plateau télé, OB, répond aux questions d’Arlette C… (Non pas L, bien sûr..)

Et tout d’un coup il lâche les mots qui disent bien son allégeance au système… Quel besoin de diaboliser l’ultra gauche, si ce n’est de montrer patte blanche au système médiatique dominant…

Par là ,il cautionne cette instruction bidon, tout le discours sur le sabotage=terrorisme… C'est écoeurant...

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Ca va vite, mais c’est bien là…

Déjà que j’aime pas le NPA, mais là c’est à chier… On n’est toujours le gauchiste de quelqu’un… ?

Quelques liens;

http://www.lesmotsontunsens.com/ultra-gauche-enquete-police-relaxe-innocents-crise-financiere-2540

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article74423

http://rewriting.net/2008/11/16/je-ne-suis-pas-terroriste-mais-je-me-soigne/

En prime, Merci à Kader de m'avoir signalé qu'il y a les Môvais:

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article2673

Mais aussi les "Bons"

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article2689

Beurk!!!

 

 

 

 

Last Updated on Lundi, 17 Novembre 2008 07:05
 
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